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En arrivant au lieu historique national de Grand-Pré, vous constatez que le terrain de stationnement se trouve du côté droit du chemin de Grand-Pré et que les jardins commémoratifs, qui abritent l'église commémorative et la statue d'Évangéline, se trouvent à votre gauche. Trouvez un emplacement de stationnement, garez votre véhicule et partez à la découverte du lieu.
Vous arrivez au parc par l'escalier de bois ou la rampe situés près du centre administratif, de la boutique de cadeaux et des toilettes. Regardez dans le télescope installé dans le coin de la terrasse faisant face au terrain de stationnement, vous y verrez la croix de la Déportation érigée par les Acadiens en 1924. Faites attention en traversant la route et entrez dans les jardins commémoratifs par la grille en fer forgé. Il vous suffira de suivre l'allée piétonnière pour visiter presque toutes les attractions du lieu historique national de Grand-Pré.
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La croix d'Herbin
La Croix d'Herbin, ainsi que ses plaques, est le premier monument que vous verrez le long de l'allée. En 1907, John Frederick Herbin, poète, historien et bijoutier de Wolfville, et dont la mère est acadienne, achète le terrain qui, pense-t-on, a été l'emplacement de l'église Saint-Charles, afin de le préserver. Herbin y fait construire cette croix pour marquer l'emplacement du cimetière de l'église, à l'aide des pierres provenant des ruines de ce qu'il croit être les fondations d'habitations acadiennes. La croix marque l'emplacement du cimetière acadien et les plaques apposées sur le monument sont un hommage des Acadiens à Herbin pour son rôle au début de la mise en valeur de l'endroit. Herbin vend la propriété à la compagnie ferroviaire Dominion Atlantic en 1917, sous réserve que les Acadiens puissent contribuer à sa préservation. Poursuivons la visite en allant voir un homme qui a énormément contribué à faire connaître l'histoire des Acadiens dans le monde entier.
Le monument de Longfellow
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Le vieux puits
Vous ne pouvez pas boire l'eau du puits, mais vous pouvez y jeter une pièce de monnaie. Ça porte bonheur, paraît-il! Le puits, qui se trouvait dans le pré acheté par John Frederick Herbin, finit par être appelé «puits d'Évangéline» une fois le lieu aménagé.
Si vous regardez dans la direction de l'église, vous verrez flotter le drapeau acadien. Il s'agit de l'un des symboles adoptés par les Acadiens au cours de la période dite de la Renaissance acadienne, à la fin du XIXe siècle. C'est en 1984, au cours de la conférence de Miscouche, à l'Île-du-Prince-Édouard, que les Acadiens ont choisi pour leur drapeau national les trois couleurs de la France et l'étoile papale dans la bande bleue. Si vous voyagez dans les régions acadiennes des Maritimes, vous constaterez que de nombreux Acadiens sont fiers de faire flotter leur drapeau devant chez eux. Nous allons bientôt entrer dans l'église commémorative, mais avant, allons voir les vieux saules, situés à la limite nord du lieu, derrière l'église.
Ces vieux arbres, qui sont les descendants des saules qui se dressaient à Grand-Pré au XVIIIe siècle, revêtent un grand intérêt historique. Ils font partie intégrante de l'histoire orale qui les lie au Grand-Pré de jadis. Près des saules, il y a une plate-forme, d'où le visiteur a une belle vue sur les terres endiguées. Ils pourraient nous en raconter des histoires, ces arbres! Comme ce n'est pas possible, allons visiter l'église commémorative et en apprendre davantage sur l'histoire des Acadiens.
L'église commémorative
Cette église en pierre a été bâtie sur un terrain cédé à la Société nationale l'Assomption, société mutuelle d'assurance appartenant aux Acadiens et gérée par ces derniers. Sous les auspices de la Société, un comité a recueilli les fonds nécessaires à la construction de l'église, qui a commencé au printemps de 1922; l'extérieur a été terminé en novembre de la même année. L'intérieur a été terminé en 1930, pour le 175e anniversaire de la Déportation, et ouvert au public en tant que musée.
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Les deux bas-reliefs, œuvres de Claude Roussel, situés à l'entrée de l'église et qui illustrent la Déportation, préparent le visiteur à ce qu'il va découvrir à l'intérieur.
Lorsque vous regardez les six peintures de Claude Picard illustrant des scènes de l'histoire des Acadiens, il vous vient à l'esprit des mots comme couleur, émotion, dur labeur, souffrance, chagrin, loyauté, dévouement, vitalité, admiration et courage. Lisez les explications et regardez les peintures. Vous verrez des gens autonomes, indépendants, qui, ensemble, construisent un réseau de digues qui est l'épine dorsale de leur économie fondée sur l'exploitation des marais asséchés. La deuxième peinture montre les Acadiens en train de prêter serment de neutralité au gouverneur Richard Phillips. Ils espéraient ainsi renforcer leur situation précaire de colons français dans une colonie anglaise. La peinture suivante montre le rassemblement des hommes et des garçons dans l'église Saint-Charles et la lecture par le lieutenant-colonel Winslow de l'ordre de déportation. Vous pouvez lire le chagrin et la colère sur le visage des ces hommes. Imaginez que ce soit à vous qu'on annonce que vos terres sont confisquées et que vous serez déporté très loin de chez vous! La quatrième peinture représente l'embarquement des Acadiens à bord des navires. Le chemin que vous avez suivi pour arriver à l'église n'est certainement pas loin de celui qu'ils ont emprunté à pied, en route vers l'exil. Vous ne pouvez pas visiter le village de Grand-Pré tel qu'il était en 1755, pour la simple raison qu'il a été entièrement brûlé, comme le montre la peinture suivante. Les terres ont ensuite été données aux colons de la Nouvelle-Angleterre, connus sous le nom de «Planters». La dernière peinture illustre la vaillance des Acadiens, qui ont osé revenir et se trouver un nouveau chez-eux.
La statue de Notre-Dame de l'Assomption, sainte patronne des Acadiens, trône au milieu de l'église. La communauté acadienne a fait sculpter la statue tout spécialement pour l'église commémorative. C'est un exemple de l'attachement profond des Acadiens au lieu et de leur détermination à vouloir montrer leurs symboles nationaux.
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Retournez-vous pour admirer le vitrail qui se trouve au-dessus de l'entrée. Oeuvre de Terry Smith-LaMothe, il représente la "Déportation des Acadiens de Grand-Pré en 1755". Où sont-ils allés ces déportés? Vous le saurez en vous rendant au fond de l'église et en lisant les explications qui y sont données sur la Déportation....
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Dans les vitrines, vous pourrez admirer la collection archéologique qui contribue à présenter le mode de vie des Acadiens. Vous découvrirez que ces derniers échangeaient leurs produits agricoles contre des marchandises du monde entier, qu'ils étaient indépendants et pourvoyaient à tous leurs besoins avant la Déportation. N'oubliez pas de signer le livre des visiteurs avant de sortir et de vous diriger vers la fameuse statue d'Évangéline, connue dans le monde entier.
La statue d'Évangéline
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La forge
La forge du parc date du XIXe siècle, soit après l'expulsion des Acadiens. Située à l'origine à Wedgeport, en Nouvelle-Écosse, elle a été déménagée à Grand-Pré en 1968. En entrant dans la forge, vous voyez l'enclume, le feu, le soufflet et les outils du forgeron. La stalle étrange munie de courroies qui se trouve à gauche sert au ferrage des bœufs.
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Après avoir bien marché et beaucoup appris, retournez donc tranquillement vers l'entrée du parc. Admirez le verger en passant, et profitez de l'ombre des saules pleureurs qui abritent les étangs. Les enfants, quel que soit leur âge, aiment toujours les canards! Pensez à tout ce que vous avez appris! Cela valait bien le détour, n'est-ce pas? Nous espérons que cette balade vous aura donné le goût d'en découvrir davantage. Venez donc nous rendre visite sur place, nous nous ferons un plaisir de vous faire découvrir Grand-Pré.
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Dernière mise à jour le 29 juillet 1998.